TABL POP-HECTORINE XXVII
Pour découvrir la TABL POP-HECTORINE XVII :
ou alors commencez par le début de l'histoire
Voilà comment tout à commencé :
Avec la structure d'un porte-manteau cassé, je veux construire une table.
J'emboîte un rouleau de carton sur ce qu'il reste de l'élément central du porte-manteau.
J'ai ensuite le désir de créer une table ludique.
Le rouleau de carton
La partie basse du porte-manteau
Le fil électrique qui assure la liaison du moteur au contacteur
Le bouchon (d'une eau minérale) s'ajuste avec le diamètre intérieur du tube
Le rouleau en carton s'emboîte sur l'élément central
Tout se construit intuitivement comme un puzzle (morceau par morceau) sauf que je ne connais pas le nombre de pièces et que l'image finale ne se dévoile qu'une fois l'œuvre aboutie
Et voilà comment j'ai continué :
J'imagine tout de suite l'animation : un moteur doit s'animer dans la partie haute du tube dès qu'on enlève un objet posé sur la table.
À un stade bien avancé de la construction, les éléments principaux (moteur, plateau, contacteur) sont en place sans être définitivement fixés.
Le moteur vissé sur un bouchon
Le plateau a anciennement servi de table à découper
La partie haute du contacteur émerge discrètement (la jante en plastique d'une roue de voiture)
Une roue de voiture fixée sur l'axe du moteur
Une boîte noire en plastique (pour pellicule photo) se glisse dans un bouchon et cache le moteur
Un bouchon en plastique (d'assouplissant pour le linge)
Un autre bouchon en plastique (de colle aérosol) qui s'emboîte sur le tube en carton
DÉTAIL DU HAUT DU TUBE
Pour construire avec du "rebut", il faut recueillir des objets et des matières un maximum d'information. Ce qui aide ainsi à monter des mécanismes complexes.
LE CONTACTEUR
Quand on pousse sur cette partie, on déconnecte le circuit électrique
J'entreprends la création du contacteur avec les deux informations suivantes :
1 Sur le plateau de la table est posé un petit plateau qui accueille un objet. Lorsque l'objet repose sur le plateau le moteur est éteint.
2 Quand on retire l'objet, le petit plateau se soulève et le moteur se met en marche.
L'inventeur fait le reste.
Le circuit s'ouvre et se ferme à ce niveau.
Ici, le circuit est en position "fermé"
Le haut du contacteur s'encastre dans un orifice (qui est percé dans le plateau de la table)
Dans le contacteur on trouve :
Du fil électrique
Une tige en matériau composite
Un bouchon
Une rondelle métallique
Un ressort
La jante en plastique d'une roue de voiture
Un bouchon
Un cylindre en plastique qui se coince habituellement sur un cintre
Un ressort
Une rondelle métallique
Un embout métallique
Une partie de rivet
Un tube d'aspirine
La résolution d'un problème difficile me procure toujours une joie intérieure immense.
L'envers du plateau de la table avec son contacteur 
Un boitier où viendra se loger une pile pour alimenter le contacteur
Par des associations d'objets qui se rencontrent délibérément ou fortuitement un squelette prend forme. Les pieds de la table sont une des parties de ce squelette.
À l'aide d'un patron, je fabrique les trois pattes de la table à l'identique
J'ai tronçonné une boîte de conserve dans la hauteur, et percé son fond
Un futur doigt de pied
Ce clou est fiché dans le bois
Tout est récupéré au maximum, même les vis
Les têtes des clous seront liées plus tard au bois et au métal par une pâte durcissante
Pour remplir les vides et couvrir le bas de la table de manière uniforme, j'opte pour l'emploi du papier mâché. Celui-ci est confectionné avec des tickets de caisses, factures, prospectus, papiers à lettres usagés et divers
Le papier mâché est humidifié et mélangé à de la colle, pour d'une part lier la matière, et d'autre part adhérer au support
La peinture anti-rouille (noire) protège le métal
LA 1ère PEAU
Cette chair de papier en séchant prend une consistance ferme et résistante. La structure en est renforcée.
Sur la chair de papier, j'applique une peinture de couleur noire : la première étape pour réaliser une peau tachetée.
LA 2ème PEAU
Ensuite je colle un papier blanc de faible grammage sur toute cette surface colorée.
Cette barquette solide en plastique en excellent état qui me sert ici à déposer le papier, n'a servi ultérieurement qu'une fois avant d'être jetée.
Je peux en récupérer chaque jour une quantité impressionnante. 
Sic !
Ce papier sans défauts est un déchet qui provient d'un magasin qui vend du papier. Eh oui !
De la colle vinylique pour coller le papier
À chaque fois que je mange de la compote de supermarché, je récupère les pots pour une deuxième utilisation
La dernière étape est visuellement stimulante : en recouvrant le papier d'une peinture rouge transparente, je découvre au fur et à mesure l'effet matière.
L'effet brillant s'estompe avec le séchage. Quel dommage !
Pour protéger cette peau de certaines agressions que sont l'eau, les salissures et les chocs, je dépose en finition un film protecteur transparent.
Autour du plateau, je fixe la dernière partie du corps : une large bande de tissu sur laquelle sont collées des lattes de bois. Cette bande dissimule le mécanisme électrique.
Les cicatrices du plateau disparaissent après le passage d'une pâte à bois
Une épaisseur conséquente de papier mâché (à base de papier journal, colle et plâtre) est rapporté à l'arrière de la bande pour renforcer la structure.
Je remercie le fabricant de meuble (au nom bien connu) qui se débarrasse de ces très beaux restes.
Les interstices sont chargées de poudre de papier mélangée à de la colle pour souder les lattes entre elles.
Le retrait important de la matière au séchage ne m'offre pas, après 3 couches de poudre de papier, la jolie surface lisse désirée.
Chaque latte est clouée au plateau
Je récupère par découpage dans des magazines, des fonds d'écritures de couleur blanche imprimés sur fond noir. et je dépose grossièrement sur le plateau tous ces fragments.
Par cet essai, je vérifie l'effet matière et la sensation qui l'accompagne.
Est-ce bien ce que je recherche ?
Le résultat est concluant : la table s'ancre au sol et les couleurs s'accordent
Le toucher est agréable après l'application d'un enduit de lissage
Essai de couleur pour le plateau qui reposera sur le contacteur
Avec ces fonds de papier, je découpe des patates de toutes les grosseurs que je colle sur le plateau.
les écritures blanches forment des sillons concentriques autour de l'élément central.
Avant le collage, le support est enduit d'un fixateur
LE DESSUS DU PLATEAU
Dans un de mes nombreux bacs à bricoles, je découvre un élément cylindrique gris en plastique dont la cavité retient mon attention. Je désire utiliser cet objet en complément décoratif du pourtour du plateau.
Je prépare l'embout avant de m'en servir : je coupe les deux pattes extérieure et je ponce les arêtes
L'image est incrustée définitivement dans son logement après la mise en place de l'embout sur le support
Je perce le fond en son centre
Un sandwich composé d'yeux de toutes les couleurs (découpés dans des magazines), d'un papier noir et d'un adhésif double-face
L'embout est maintenu fermement sur le support par un emboîtement (sur un morceau de cure-dent fiché dans la structure) et par un collage
Le papier est recouvert d'un film protecteur
La table se personnalise : après les pieds, ... les yeux
Le recours d'un patron m'a aidé à aligner très précisément tous les embouts sur le pourtour de la table
Autour du rouleau en carton je commence à monter une fourrure de laine, mais au bout de deux heures j'arrête et je déconstruis l'ensemble. Le résultat ne me convient pas car les poils longs empiètent excessivement sur la table.
Je recommence à nouveau avec des brins de laine plus courts et deux heures plus tard le résultat ne me convient toujours pas : la matière ne s'accorde pas avec le reste de la table
Dans mon meuble à images (récoltés dans des magazines, catalogues et prospectus publicitaires) j'ai déniché ces mains qui écrivent.
En enlevant le fil en coton collé à la base du rouleau j'arrache légèrement un morceau de papier noir sur le plateau. Zut de zut, je ne peux pas rattraper cette erreur.
Pour cacher cet incident de création, j'ajoute à la base du mât central un supplément de relief.
Je suis agréablement et involontairement surpris par cette nouvelle partie de corps que je décide de garder.
Le fil en coton retient les brins de laine
L'intérieur de ce nouvel élément (un tube en carton) est rempli de papier mâché
Après la moquette en poils de laine, j'opte pour recouvrir les tubes en carton d'un papier peint blanc couvert d'écrits noir
Quand un morceau recouvre un autre morceau, parfois des mots amusants apparaissent ; comme "diplônouton" ou "trentachnologique"
L'emplacement du contacteur
Je construis l'élément qui s'anime (sur le haut du tube) en me basant sur l'ensemble des couleurs de la table.
Un bouchon blanc
Un bouchon rouge
Du fil à scoubidou
Un autre bouchon blanc qui s'encastre sur la roue
Certains éléments ne sont pas fixés définitivement, pour au cas où, changer une pièce défectueuse. Ici on peut remplacer aisément le moteur en enlevant la partie animée et en déboîtant le grand bouchon blanc du tube cartonné.
Il faut de la patience pour obtenir un assemblage visuellement intéressant. Fouiller, construire, tester, observer, déconstruire et recommencer est la seule recette qui m'offre à un moment donné une complète satisfaction.
Sur le tube central qui me parait trop blanc, je comble un vide avec une histoire de bouches.
Dans mon meuble à images, il y a des milliers d'images qui sont classées par thème
Une des bouches est construite en relief.
Une chute de contreplaqué 
Une baguette en bois relie le contreplaqué au cylindre en carton
La bouche se pose avec précision sur sa doublure en bois
Sur le plateau de la table on trouve un autre plateau.
Une pièce de soutien (un couvercle de pot à câpres) est collée à l'intérieur
Un couvercle de pot à moutarde est vissé et collé sur la roue du contacteur
Cet élément pivote
Un autre couvercle de pot à moutarde s'emboîte sur l'ensemble et est maintenu en place par un collage.
Il ne reste plus qu'à créer un objet à placer sur ce plateau
L'envers du décor avec le dessous de table
Un clou et un morceau de ressort pour un contact en finesse avec la pile
Une chute de cuir
Le contacteur
Un vieux cable (qui a servi à connecter des enceintes)
Maintenant que la table est construite, je peux réfléchir à l'objet qui actionnera le contacteur.
Le concept de départ de cet objet est le suivant : 
- L'objet est un élément extérieur rapporté à la table, et c'est aussi un élément de la table.
- L'objet posé sur le plateau est un élément de curiosité : que l'on regarde d'abord et que l'on prend en main ensuite.
En farfouillant dans mon bric-à-brac, un judas de porte me donne l'idée d'inventer une "boîte à image"
LA BOÎTE À IMAGE
Un tube en carton pour construire une partie du corps de la boîte
Le judas  de porte
Le dessus de la boîte à image
Du carton dur en plaque
Les deux parties sont assemblées
De la peinture sur le verre altère la vision. C'est très embêtant !
Le bouchon va glisser dans la fente
Le dessous de la boîte à image en pièces détachées : la partie haute
L'assemblage
Un bouchon (de mousse à raser)
Une tige filetée
Une chose métallique qui n'a pas de nom
Les rondelles en carton sont collées entre elles
Et toujours du carton
Le dessous de la boîte à image en pièces détachées : la partie basse
Un bouchon (de colle) évidé sur le dessus
Un bouchon évidé sur le dessus
Des rondelles métalliques
Un écrou
La partie haute est raccordée à la partie basse
Le carton gris sera poncé pour être raccord avec le tube
Pour que le mécanisme du contacteur s'actionne correctement, il faut que la boîte ait un poids suffisant
Il ne reste plus qu'à coller le dessous de la boîte
La décoration extérieure de la boîte
La paroi intérieure du bouchon est légèrement poncé pour le rendre opaque
Une image va être placée dans le fond du bouchon
Un papier noir très fin est collé sur le rebord
Dans mon stock de papiers de couleur, j'ai ce qu'il faut pour créer une peau dorée
L'image à construire et à déposer dans le fond du bouchon
Plus une image à construire (avec des images de magazines) diminue en taille, plus la difficulté s’accroît. D'une part le nombre d'associations d'images qui rentre dans la composition de l'illustration se réduit, et d'autre part, le découpage doit être extrêmement précis et net (sinon on remarque immédiatement les défauts).
Cette image sera déposée dans le fond du bouchon.
L'image est collé sur un papier épais noir
Les deux parties de la boîte qui ne sont pas encore assemblées
Les dessus
La chaînette qui fait office d'arrêt n'est pas en or. Sinon je l'aurai revendue
Les dessous
L'image que l'on verra dans le judas
Une autre image est créée pour le dessous de la boîte
Avec beaucoup d'hésitation, je me dois de changer ce judas dont le verre est fort abîmé. À contre-cœur, l'ancien sera remplacé par du neuf (et je serai maudit par le Dieu des éboueurs, si  il y en a un)
La boîte à image enfin finie
Plutôt que des mots, j'utilise des images : comme ici pour dire de regarder dans le judas
Et là pour dire d'entre-ouvrir la boîte afin de laisser passer la lumière qui permettra d'avoir accès à l'image
Tout ça
Pour ça
Pour conclure : il ne reste plus qu'à apposer la signature sur l'œuvre
Je me suis un jour approvisionné en plantes et fleurs artificielles dans une ancienne décharge. Est-ce que cela viendrait de là-bas ?
Une greffe de tête de l'artiste sur une figurine (en plastique) accidentellement décapitée
Des images découpées dans de vieux magazines pour construire un joli fond printanier
Un reste de plexiglas
Cette signature en trois dimensions est vissée sous le dessous du plateau.
Visuellement il manque encore quelque chose à cette table
Je trouve que l'ensemble manque d'équilibre.
Les pieds sont presque inexistant alors que c'est un élément de la table important.
Je trouve une astuce en fabricant des assises qui vont révéler ces jolies pattes.
La planche est recouverte d'un papier peint où l'on peut lire une quantité d'histoires incompréhensibles
Une planche de meuble est soigneusement découpée
Chaque pied reçoit son socle en forme de patate molle
Afin de ne pas abîmer le support, les pieds sont habillés d'un dessous en feutrine
 
TABL POP-HECTORINE XXVII
2007

Conception : Olivier LEDUC © 2018

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